• Calendar Girl, tome 1 : Janvier

    Titre :Calendar Girl, tome 1 : Janvier
    Auteur : Audrey Carlan
    Editeur : Hugo Roman
    Prix : 9,9€
    Nombre de pages : 154 pages

     

    Résumé :

    Mia vit seule avec son père et sa petite soeur à Las Vegas. Elle rêve de devenir comédienne. Depuis le départ de sa mère, son père s’est mis à boire et à jouer. Il emprunte un million de dollars qu’il perd et ne peut rembourser. Le prêteur sur gages l’envoie dans le coma. Mia doit assumer la dette de son père. Quelle solution va-t-elle trouver ?

    12 mois – 12 hommes – 12 villes

    Mia réussira-t-elle son incroyable pari ?

    Mon avis :

    Courant Janvier, je suis tombé sur ce livre au magasin, le titre m’avait plutôt bien accroché « Calendar Girl », même si de loin, je ne savais pas trop de quoi l’histoire pouvait bien parler. C’est mon compagnon qui a lu le résumé et son « oh la salope » m’a intrigué, j’ai lu à mon tour la phrase d’accroche « 12 mois – 12 hommes – 12 villes » et là je comprenais un peu mieux son commentaire. Cependant, je ne me suis pas laisser convaincre et je ne l’ai pas pris. Mais j’avoue sans peine qu’il me restait en tête. Février arriva, le second tome aussi… Et encore une fois, je me demandais si je ne devais pas lui laisser une chance, mais un ami a pris la décision pour moi, en vacance chez ses parents, il est revenu avec quelques livres cadeaux pour moi (d’où mon bilan de février qui augmente à fond ma PAL) et les deux premiers tomes faisaient partie des dit cadeaux. Malgré le fait qu’il me faisait de l’œil depuis ma bibliothèque, j’avais encore une petite réticence à les lire, et puis un matin, je me suis lancé.

    Mia est une jeune femme qui, par la force des choses va devoir faire un choix de carrière très différent de ce qu’elle souhaite réellement, mais force est de constaté qu’elle n’a pas tellement le choix. Si elle veut pouvoir aider son père qui se retrouve dans une panade pas possible avec un prêteur sur gage, elle va devoir prendre sur elle et sur ses principes. Pour un an, elle sera la nouvelle Calendar Girl d’Escorts Exquises, la société de sa tante.

    Dans ce premier opus, notre héroïne sera avec son premier client : Wes. Un charmant jeune homme au physique plus qu’aguichant et à la personnalité très taquine et attachante. Bien que les premières pages ne me donnaient guère envie de continuer, je me suis un peu forcé, et j’avoue que j’ai dévoré ce livre. C’est vrai, on y parle d’escorte girl, de prostitution mais il y a une chose qui est mise en avant c’est le lien que Mia développe avec son client, la relation amico-coquine très présente fait sourire.

    Notre héroïne a une personnalité très forte mais allant de paires avec celle Wes, ce qui donne lieu à des scènes tantôt hots, tantôt comiques. J’avoue que dans les règles que sa tante lui a envoyé avant la rencontre avec son premier client, je n’ai pu retenir un rire… Il est écrit que le sexe n’est pas obligatoire (c’est au choix de la fille) mais qu’elle peut proposer un câlin, ce à quoi Mia a imaginer la scène : un homme qui a clairement envie de baiser et elle qui lui dirait « Salut beau gosse, tu veux des papouilles ? » Comment ne pas retenir un rire ? C’était tellement bien imaginé !

    Malgré une histoire qui m’a accroché, le style de l’auteur m’a un peu chiffonné, tout au long de ma lecture, malgré un livre papier, j’avais l’impression de lire une fan fiction… Certaines erreurs de syntaxes m’ont un peu fait grincer des dents et ont parfois freiner ma lecture. Mais rien de bien « grave » et au final, j’ai lu le livre en entier très rapidement. Il faut garder en tête qu’on parle quand même ici de prostitution, même si la romance nous fait avoir des paillettes dans les yeux, dans la réalité, la « location » de son corps pour de l’argent n’est pas quelque chose qui peut rendre heureux. Je reprends un panneau que j’ai vue sur facebook en l’actualisant pour ce livre :

    « Si Calendar Girl est romantique, c’est uniquement parce que le mec est riche. S’il avait été pauvre et vivant dans une caravane, ça aurait été un épisode d’esprit criminel »

    En conclusion, il s’agit ici d’un livre détente qui nous fait passé un moment plus ou moins agréable mais qui aurait pu être plus approfondit. Je vais, quand même, continuer la série, car elle m’a permis de me débloquer de ma panne livresque, et ça, ce n’est pas rien. 

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  • La femme parfaite est une connasse

    Titre : La femme parfaite est une connasse, tome 1
    Auteurs : Anne-Sophie Girard & Marie-Aldine Girard
    Editeur : J’ai lu
    Prix : 5€
    Nombre de pages : 159 pages

    Résumé :

    Ce livre est LE guide pour toutes les femmes imparfaites (c’est-à-dire grosso-modo pour toutes les femmes*). Vous y apprendrez notamment comment garder votre dignité quand vous êtes complètement bourrée, qui sont ces filles qui ne mangent qu’une salade par jour, les questions qu’il ne faut pas poser à un homme si vous ne voulez pas entendre la réponse, ou ce qu’il faut faire de toute urgence si votre mec veut s’acheter des Crocs.

    * Il peut également être lu par les hommes qui n’ont pas peur de découvrir ce que les filles se racontent entre elles dès qu’ils ont le dos tourné...

    Mon avis :

    « La femme parfaite est une connasse » n’est pas un roman mais plutôt une sorte de mini guide. Si vous avez réussi à passer à côté malgré le grand coup publicitaire et la mise en avant des libraires… vous avez bien de la chance. De mon côté, je le voyais tellement que j’avais l’impression qu’on me faisait un lavage de cerveau pour l’acheter. Cependant, je n’ai pas succombé tout de suite à la tentation… mais j’y ai quand même cédé (héhé fallait bien hein ?) 

    Ce petit livre est bourré de clichés, mais des clichés qui font sourire, qu’ils soient sur nous-même où des personnes que nous connaissons. Il m’a fait penser aux panneaux qu’on retrouve sur Facebook avec des petits compléments. En vérité, je sens que ce livre est celui qui m’a permis de commencer mon retour dans la lecture, il est léger, pas prise de tête, rapide à la lecture et on y passe un bon moment à déconner. On se rappelle des évènements qui nous sont arrivé, d’autres on les imagine très bien. 

    Même s’il ne décrit pas réellement « la femme parfaite » en nous montrons bien que « cette femme parfaite » c’est celle qu’au fond nous jalousons, parce qu’il y a toujours ce problème de complexe. Contrairement à d’autres lectrices, je ne me suis pas sentie « moins bien » en voyant mes défauts pointer du doigt, au contraire, je me suis retrouvé à penser « heureusement que j’ai ce petit truc ». Parce qu’au final : nous sommes toutes la connasse de quelqu’un, vous ne croyez pas ? 

    En bref, une lecture rapide qui m’a fait sourire comme une dingue et qui m’a fait passer un très bon moment. Un bon point pour les jumelles Girard, et j’avoue que je suis tentée de m’offrir l’exemplaire sortie en BD avec la participation de Margaux Mottin (que j’aime beaucoup !) à voir ;) 

     

    La femme parfaite est une connasse

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  • Sans donjon Ni dragon

    Titre : Sans donjon Ni dragon
    Auteur : Olivier Boile
    Editeur : Nestiveqnen édition
    Nombre de page : 276 pages

    Résumé :

    Lorsqu’ils font une halte bien méritée dans une cité en ruine, les rois Mages tombent sur trois individus qui leur ressemblent comme des frères. À ceci près que leurs intentions sont bien moins louables…

    Alors qu’elle se morfond dans le château de son père, la jeune princesse attend la visite de son « doux chevalier ». Reste à savoir si ses amis mercenaires se contenteront d’une simple visite de courtoisie…

    Quand Attila parvient sous les remparts de Paris, il ne s’attend pas à une quelconque résistance. C’est sans compter sur WonderGen – que l’Histoire retiendra sous le nom de sainte Geneviève…

    Un recueil garanti sans donjon ni dragon ! Mais avec quand même des trolls, des vampires, des héros mythiques, de la magie... et la fin du monde !

    Mon avis :

    Tout d’abord, je souhaite remercier Livraddict ainsi que les éditions Nestiveqnen pour ce partenariat. Lorsque j’ai vu le livre dans la liste proposé, j’ai tout de suite eu un coup de cœur pour le résumé qui est très alléchant, puis pour la couverture assez unique : un chevalier en armure posé contre une moto… c’est assez unique non ? Bon, les plus pointilleux d’entre vous me diront que c’est « un prince charmant » mais on sait tous ici que les princes charmant n’existent que dans le rayon biscuit des magasins. 

    Lorsque j’ai été sélectionné, j’étais vraiment super contente, mais ma joie n’a été que de courte durée. Je n’irais pas jusqu’à dire que je n’ai pas aimé ma lecture. Mais je ne l’ai pas adoré non plus. Ce livre sera malheureusement classé dans ceux qui ont juste été lu… sans plus. 

    Dans ce recueil atypique, l’auteur navigue entre plusieurs époques, peuple et personnage mythique tel que César, Attila ou Zeus, et ce n’est qu’un échantillon cité ! Bien que l’originalité des différentes nouvelles soit un véritable point positif, le style d’écriture d’Olivier Boile ne m’a par contre pas conquise. Je me suis retrouver plusieurs fois à regarder ce qu’il me restait à lire des nouvelles en soupirant. Cependant, ça n’a pas été le cas pour toutes, ce qui est assez étonnant en y repensant. Par exemple pour « Geneviève versus Attila » j’ai été complètement happé par le récit ! De plus, la façon dont l’auteur à revisité l’Histoire est très intéressante et il m’est régulièrement arrivé de me dire « et pourquoi pas ? » 

    En bref, il s’agit d’une lecture relativement agréable mais pas exceptionnel non plus ce qui ne m’empêche pas d’être, du coup, curieuse de ce qu’a fait d’autre l’auteur. 

     

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  • Roman d'horreur - Seuls les alligators vous entendront crier

    Titre : Roman d’horreur – Seuls les alligators vous entendront crier
    Auteur : Nadia Coste
    Editeur : Scrineo
    Nombre de page : 235 pages

    Résumé :

    Une classe de 3e d’un collège d’Orléans débarque en Louisiane. Ils ont une semaine pour visiter la Nouvelle-Orléans et ses abords. Mais dès leur arrivée, le voyage tourne au cauchemar : les tensions entre les élèves sont exacerbées par les esprits malfaisants, la faune hostile, et la disparition du mystérieux Monsieur Lestat, le professeur d’Histoire.

    Sans savoir qu’une terrible malédiction vaudou pèse sur eux, les élèves s’enfoncent dans les marais du Bayou où les alligators les guettent…

    Mon avis :

    Je souhaite remercier Livraddic ainsi que les éditions scrinéo pour leurs participations à ma lecture puisqu’il s’agit ici d’un partenariat. Les livres « Roman d’horreur » font partie d’une série de plusieurs ouvrages avec, pour chaque tome, une histoire unique, de la même manière que les « Chair de poule » de R.L Stine. J’ai d’ailleurs découvert ces livres par « Vous allez adorer cette croisière sanglante » que j’avais eu aussi part un partenariat livraddict et que j’avais beaucoup aimé. 

    Quel élève n’aurait jamais rêvé de pouvoir aller aux USA grâce à un voyage scolaire ? C’est la chance qu’on les élèves de 3e C d’un collège d’Orléan avec la découverte de la ville de la Nouvelle-Orléan en Louisiane pendant une semaine. Mais Justine, une des élèves, donne l’idée de visité un magasin ésotérique, mais le mauvais comportement des collégiens font dégénéré la situation et les élèves ainsi que les professeurs sont chacun leur tour frappé par ce qui semblerait une malédiction. 

    Dès le début du roman, l’auteur nous place face à une classe d’adolescent qui ont, pour la plupart, un comportement très agaçant, mais qui, cependant, colle totalement avec la façon d’être des jeunes de nos jours. 

    A cause de leurs actes désinvoltes et une attitude touristique… vraiment irrespectueuse, les profs accompagnateurs ainsi que les élèves s’attirent les foudres d’une sorcière vaudou (mais je ne sais pas si j’emploi le bon terme : bref une demoiselle qui fait du vaudou) et c’est la que le cauchemar commence… Attaque d’objet inanimé et d’animaux à la base docile (maintenant je vais me méfier des moineaux), invasion d’insectes, possession, et ce n’est que le début. C’est un voyage scolaire qui aurait du être paisible mais qui se transforme vite en un film d’horreur. 

    Même si certains évènements étaient prévisible, ma lecture n’en a pas été moins intéressante, car dans le fond, j’espère vraiment me tromper et arriver sur une scène moins… douloureuse, mais non. L’auteur a été vraiment sadique jusqu’au bout avec nos personnages. Très vite les atrocités s'enchaîne, entre avoir une moue de dégoût et me demandé ce qu'il pourrait y avoir de pire... j'ai passé de long moments à frissonner pour ce que vivait les protagonistes. 

    Je vous avoue que j’ai été impressionner par la rapidité à laquelle j’ai terminé ma lecture. Ce livre ce lit vraiment très rapidement, et on entre facilement dans l’histoire. Le langage est simple mais recherche, et le texte est vraiment bien travaillé, d’ailleurs, je me serais vraiment cru en Louisiane avec les élèves. 

    En tout cas, ce livre m’a donner envie de sortir les autres livres de cette série que j’ai dans ma PAL, ce n’est pas un coup de cœur mais une lecture très appréciable. 

     

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  • Jusqu'à la fin des temps

    Titre : jusqu’à la fin des temps
    Auteur : Céline Guillaume
    Editeur : Underground
    Nombre de page : 216 pages

    Résumé :

    Au milieu des bois, lors d’une nuit sans lune, elle m’apparut pour la première fois. Mythe ou réalité, annonciatrice d’infortune ou de réussite, je l’ignorais… Seule une antique pièce syrienne abandonnée sur mon siège témoignait de ma rencontre avec la Dame Blanche, messagère de l’au-delà qui allait me guider vers ma destinée tracée depuis la nuit des temps.

    Huit siècles après le début de cette histoire dans l’Histoire, je tenais dans mes mains notre devenir.

    Mon avis :

    J’ai acheté ce livre pour l’évènement organisé par « Vision Livre » : un mois, une maison, un achat. Le mois de juin étant consacré aux éditions Underground. C’est d’ailleurs par l’évènement sur facebook qu'avec ma binomette Psylook nous avons décidé de faire une lecture commune =) 

    Avant de vous parler du livre, je voulais attirer l’œil sur l’aspect même du livre que je trouve réellement magnifique. Tout d’abord, la couverture est rigide, elle fait penser aussi à un vieux livre. Le papier quant à lui est assez épais, et il n’est pas d’un blanc éclatant, plus un blanc casser, un peu jaunis, ce qui donne un certain style au livre. Et enfin, au début de chaque chapitre, il y a une petite illustration et ça donne du cachet au livre

    Je vous avoue que le simple fait de le tenir entre les mains est un pur bonheur. Alors quand je l’ai commencé, j’étais déjà toute contente. En plus, je l’ai fini en trois soirée, ce qui est tout bonnement merveilleux pour moi qui était dans une passe de panne livresque. 

    Jusqu'à la fin des temps

    Attention aux spoilers ! Il y en a quelques uns malheureusement !

    Cassandra est une jeune femme solitaire qui voit sa vie changer après avoir rencontré une « birette », une sorte de dame blanche. C’est ainsi que notre héroïne va entamer une quête, celle de sa destinée : suivre la continuité d’un passé lointain. Un passé lourd, des vies antérieurs ou elle a souffert plus que n’importe qui. 

    Je me retrouve avec un avis assez mitigé. J’ai vraiment apprécié ma lecture et il ne manquait qu’un rien pour que ce soit un coup de cœur. Cependant, je dois admettre que l’auteur a beaucoup de talent. Elle a su mêler notre époque à des flash du temps des croisades, nous mettant à la fois en Orient et en Occident avec brio. Céline Guillaume a su me transporter dans un autre temps, un autre lieu. 

    Concernant le personnage de  Cassandra , il y a un an, je vous avoue que je vous aurai dit que je ne la comprenais pas et que je trouve idiot de vouloir mettre fin à ses jours comme ça. Mais, au cours des douze derniers mois, il m’est arrivé certaines choses. Alors, je ne dis pas que je valide son geste, mais je comprends mieux ce qui l’y a pousser.  Sinon, il s'agit d'une jeune demoiselle tourmenté et qui m'a fait beaucoup de peine. J'ai été vraiment touché par ce qui lui arrive. 

    Il y a aussi sa meilleur amie Lucia, pour qui, je pense, elle ressent de la jalousie. Et oui, car Lucia est avec l’homme dont Cassandra est secrètement amoureuse. Et d’après les dire de notre héroïne, Lucia est une personne magnifique (et pas que physiquement) Cependant, je vous avoue que moi, j’avais envie de lui coller des baffes à celle-là… Sa meilleure amie a été retrouver au milieu des bois, elle est au plus mal, et quand elle l’a ramené chez elle, elle la laisse seule. 

    Et puis, après la tentative de suicide de Cassandra, elle l’abandonne totalement parce que son homme a décider qu’il était mieux pour eux de partir… ou comment enfoncer quelqu’un dans sa dépression en moins de dix leçons… D’ailleurs, le Tristan, j’aurai bien claquer le bouquin dans sa tronche à celui-là… Il n’a aucune compassion et le peu qu’on voit de lui, il le passe à râler ou à faire rager la lectrice que je suis. Bref… je change de personnage avant de m’énerver. 

    Jusqu'à la fin des temps

    Il y a aussi Bérénice, une bénévole de l’hôpital qui va devenir une grande amie et confidente de Cassandra, elle va être un grand soutient pour cette dernière. Je l’apprécie grandement car elle est toujours douce et enjouée. C’est aussi celle qui va permettre à notre héroïne de rencontrer Kassem. Ah Kassem… il m’a fait rêver celui-là. J’ai eu le cœur déchirer pour lui d’ailleurs. Et pour ceux qui ont lu le livre, il y a bien sur les vies antérieures : Solaya et Al-Kamil : même dans leurs vies nouvelles, ils restent les même avec un amour d’une pureté rare. 

    Jusqu'à la fin des temps

    En parlant des vies antérieures, la seconde partie du roman se passe à l’époque des croisades. J’ai à la fois aimé et détester cette partie. Je l’ai adorée car, comme je le dis plus haut, l’amour entre Solaya et Al-Kamil est très pure, sans faille. C’est un contraste saisissant avec la fin de cette partie qui est très sombre de par les horreurs que Solaya encourt au moment de la prise de la ville par les croisés. Comme je l’ai dit à Psylook, j’ai été choquée par la guerre et le procès. Solaya subit des sévices par des hommes partie en croisade pour la Terre Sainte… Quand je pense que dans le monde entier et dans les guerres, des hommes ont profité ainsi de leurs forces pour salir des femmes, ça me donne envie de vomir. 

    Jusqu'à la fin des temps

    Puis, le procès en lui-même a été une véritable mascarade. Mais pour l’époque, ce n’est pas ce qui m’a étonné le plus. Solaya qui ne souhaitais que connaître la paix, ce qu’elle a eu après bien des souffrances, est resté en vie jusqu’à la sentence final. 

    Jusqu'à la fin des temps

    La fin du roman m’a laissé un peu sur le cul. C’est vrai que rien n’annonçait un Happy End, mais je l’ai trouvé assez cruel. Quand est arrivé le mot « Fin », je suis resté interdite, me demandant « Pourquoi ? ». La fin alternative n’a su taire ma question. J’étais dérouté, déboussolée, pourquoi a-t-il fallu que la fin soit si… triste ? C’est vrai que j’aime les histoires qui se termine sur une vrai note positive, et là, je me suis retrouvé face à une fin qui m’a fait réfléchir, qui m’a pris aux tripes.  

    J’en termine ici pour l’histoire et passe au style d’écriture très particulier de Céline Guillaume. Tout le récit est écrit de façon très poétique avec un vocabulaire riche, soutenu et rechercher. C’est une grande qualité car elle sait tourner ses phrases et garde une constance que je trouve fabuleuse et redoutable. J’utilise ce dernier terme pour une raison précise. Les mots ont une force que l’auteur a su exploité de manière stupéfiante. La façon dont son récit est écrit se trouve être à double tranchant. Ça passe où Ça casse. 

    Alors, même si ce livre n’est pas un coup de cœur foudroyant, il m’aura tout de même marqué par sa puissance

    Jusqu'à la fin des temps

     Voici un petit poème d'Alphone de Lamartine qui a été cité par l'auteur à la fin du roman et que je trouve magnifique 

    "Lorsque seule avec toi, pensive et reccueillie,
    Ta main dans la mienne, assise à tes côtés,
    J'abandonne mon âme aux suaves voluptés,
    Je laisse couler les heures avec délice ;
    Lorsqu'au fond des forêts, je t'entraîne avec moi,
    Lorsque tes doux soupirs charment seuls mon oreille,
    Ou que, te répétant les serments de la veille,
    Je te jure à mon tour de n'adorer que toi ;
    Lorsque, enfin, plus heureux ton front repose
    Sur mon genou tremblant qui lui sert de coussin,
    Et que mes lents regards son suspendus aux tiens,
    Comme l'abeille avide aux pétales de la rose :
    Souvent alors, souvent, dans le fond de mon coeur,
    Pénètre comme un trait une vague de terreur ;
    Tu me vois tressaillir ; je pâlis, je frissonne,
    et, troublée tout à coup dans le sein du bonheur,
    Je me sens couler les pleurs que cette vie me donne."

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